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FORD


Ford
Ford (officiellement Ford Motor Company ou FMC) est un constructeur automobile américain, basé à Dearborn, une banlieue de la ville de Détroit, dans le Michigan.

Histoire

Débuts

Première usine de montage de véhicules Ford en Argentine, vers 1921.
 

C'est le , qu'Henry Ford crée la Ford Motor Company avec le soutien de onze investisseurs ayant réuni un capital de 28 000 dollars en espèces. Les premières voitures furent livrées le 23 juillet 1903.

L'usine est installée dans une ancienne fabrique de fiacres de Détroit, elle connaît des débuts difficiles. Mais Henry Ford fourmille d'idées : en cinq ans, il crée dix-neuf modèles différents. L'entreprise importe du caoutchouc du Congo léopoldien pour la fabrication de pneus et pièces de moteurs.

Le succès vient en 1908 avec l'arrivée de la célèbre Ford T le . Ce modèle fut vendu à plus de quinze millions d'exemplaires dans le monde. Le succès de la Ford T fut tel que la demande dépassera l'offre. Ford n'eut même pas besoin de faire de publicité de 1917 à 1923. En 1922, Ford rachète le constructeur américain Lincoln à Cadillac.
 

Deux jeunes hommes et la Ford modèle T, 1923
Ford Modèle T Canada, Montréal.


Pour produire la Ford T, Henry Ford dut mettre en place une nouvelle méthode de travail, appelée plus tard le « fordisme », inspirée directement du taylorisme, lui-même nommé O.S.T. (organisation scientifique du travail). Cette méthode se répandit rapidement au sein de l'ensemble des industries de transformation.

Pour faire face à une relative saturation du marché résultant d'une diffusion très large de la Ford T, Henry Ford élabore le principe du renouvellement des versions pour ses automobiles. De nouvelles versions de la Ford T apparaissent, parfois avec des modifications mineures par rapport aux versions précédentes, afin que le marché soit régulièrement stimulé par cet effet de mode. Critiqué pour son importation de caoutchouc congolais (travaux forcés), Ford se tourne vers des productions brésiliennes et indonésiennes.

Le succès du Modèle T permet à Ford de s'agrandir considérablement aux États-Unis, mais également en Asie (1909), en Amérique du Sud, en Europe (1911) et en Australie (1925), de nouveaux sites de production et d'assemblage voient le jour. Ce développement fulgurant s'accompagne d'un système de rémunération unique pour l'époque : 5 dollars pour huit heures de travail par jour en 1914. Il permet de produire les volumes suffisants pour faire face à l'engouement pour la voiture des "années folles". Il met en place la première chaîne d'assemblage le [6].

Pendant la Première Guerre mondiale, Ford produit des sous-marins, des chars, des avions et des ambulances pour les Alliés. La société se lance par la suite dans la production de camions et de tracteurs (Fordson) en 1917. Suivit la production aéronautique en 1925 (avion Tri-Motor), rapidement stoppée par la dépression économique qui sévira aux États-Unis après la crise de 1929. En 1919, Henry Ford prend sa retraite et transmet les pouvoirs à son unique fils, Edsel, tout en continuant à s'intéresser de très près à la société.

Dans les années 1920, le fordisme et ses corollaires – la mécanisation, l’amélioration des conditions de travail et le développement de l’économie – font d’Henry Ford un héros populaire en URSS et les ventes de véhicules Ford décuplent entre 1922 et 1925. Après la Première Guerre mondiale Ford inspire d'autres industriels, en Europe, tel que Citroën, qui investit massivement et devient le 2e constructeur mondial, derrière Ford, en 1929.

À la même époque, Ford achète le journal The Dearborn Independant qu'il transforme en tribune antisémite. Il compilera plus tard ses articles dans le livre Le Juif international, traduit en plusieurs langues, et qui inspira les écrits d'Adolf Hitler. Ainsi, Henry Ford est le seul américain cité dans Mein Kampf et fut le seul à avoir son portrait dans le bureau d'Hitler.

Le , Ford sort sa dix-millionième voiture.
 

Ford T.


Dans les années 1930, Ford se constitue, selon l'expression du quotidien The New York Times, « la plus importante troupe militaire privée du monde ». L'entreprise s'associe à la pègre de Détroit notamment afin de recruter des mercenaires capables d'intimider les syndicalistes et de mener des actions punitives contre les ouvriers grévistes.

Dès 1927, la direction de Ford passe un accord avec le « Al Capone de Détroit », Chester LaMare, puis s'associe à Joe Adonis, l'un des chefs de la mafia new-yorkaise. Après un accident de la route survenu à Henry Ford, en 1927, Harry Bennett, le « directeur du personnel » et véritable no 2 de l'entreprise, se dit en mesure de rassurer le public quant à l'hypothèse que son patron aurait été victime d'un attentat : « Nos liens avec la pègre de Détroit sont tels que moins de vingt-quatre heures après q'un tel projet ait été tramé, nous en serions informés ».

L'affrontement le plus violent entre des recrues de la milice patronale et des syndicalistes eu lieu le , devant l'usine de River Rouge où des dizaines d'ouvriers syndiqués à la United Auto Workers s’apprêtant à distribuer des tracts sont attaqués. D'après les témoignages réunis par la Commission nationale des relations industrielles en juillet 1937, cinq miliciens étaient affectés pour chaque syndicaliste. En raison de la violence de ses pratiques anti-syndicales, le New York Times dit de Ford qu'il était « un fasciste de l'industrie — le Mussolini de Detroit ».

En 1927, Ford décide de remplacer la mythique Ford T et lance la Ford A. Ford s'implante de manière plus importante en Europe, notamment à Bordeaux, France en 1925, à Dagenham, Angleterre en 1929, puis à Cologne en Allemagne en 1930. Le site de Cologne devint le quartier général de Ford Europe. En 1932, Ford fut le premier constructeur à commercialiser un moteur V8, tandis que l'entreprise soviétique GAZ fonde son usine la même année, grâce à l'aide technique complète de Ford (chaîne d'assemblage, fourniture de moteurs, organisation, introduction du fordisme, envoi de coopérants, formation du personnel, etc.), trois ans après la signature de l'accord entre la société de Détroit et le gouvernement soviétique. À l'origine, l'usine Ford se situait à Berlin et a été vendue à l'URSS. La GAZ A est la première voiture de la nouvelle société, réplique de la Ford A et le GAZ AA, réplique du Ford AA assemblé son premier camion, dont la durée de vie ira au-delà de la Seconde Guerre mondiale. Ces modèles sont produits sous licence Ford. Les relations entre Henry Ford et Serguei Dyakanov, premier directeur de GAZ, étaient étroites et bonnes, professionnelles et personnelles. Cette amitié valut au soviétique de la part des autorités de son pays des soupçons d'intelligence avec l'étranger et de dérive droitière (à l'époque des Grandes Purges), et d'être arrêté, accusé, jugé et tué le par le NKVD pour espionnage au profit de gouvernements étrangers.

Le , Ford sort sa 25 millionième voiture.
 

Ligne de montage de B-24 dans l'usine Ford de Willow Run.


Pendant la Seconde Guerre mondiale, Ford se consacre à l'effort de guerre « allié » en construisant des bombardiers, des jeeps, des moteurs d'avions, des chars de combat pour le complexe militaro-industriel des États-Unis. En 1939, Edsel, le fils d'Henry Ford fonde la marque de voitures de luxe Mercury.
 

Ford GP, ou Jeep.


Les usines de Ford en URSS produisent un très grand nombre de camions et autres véhicules pour l'armée rouge, tandis que l'usine allemande (Fordwerke) et l'usine de Poissy en France ont produit un grand nombre de véhicules militaires utilisés par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Ford a dénié ces allégations, toutefois il est prouvé que la société avait commencé à exploiter la main-d'œuvre de travailleurs forcés et de prisonniers de guerre avant même l'institution de cette exploitation très rentable par le gouvernement allemand. Des accusations identiques ont été portées contre de nombreuses entreprises américaines ayant des activités en Europe au moment du conflit. Mais aucune n'aura à ce point inspiré le national-socialisme.

Le président de la société, Edsel Ford, meurt prématurément en mai 1943. Ce sera Henry Ford qui le remplacera jusqu’à ce que l'aîné de ses petits-enfants, Henry Ford II, lui succède en septembre 1945. Henry Ford ne verra pas le renouveau de sa marque, il meurt le à l'âge de 83 ans. Étonnamment, le passé nazi et antisémite de Henry Ford a été occulté dans beaucoup de ses biographies. Henry Ford incarne un tel modèle de réussite industrielle que certains préfèrent masquer les aspérités les plus grossières d'un homme qui resta un des contributeurs à l'antisémitisme américain.
 

Concessionnaire Ford aux États-Unis dans les années 1950.

Ford Mustang 1964.

Le stand Ford au salon de l'automobile d'Amsterdam, le 17 février 1965. Les modèles présentés sont fabriqués des deux côtés de l'Atlantique.
 

Après la Seconde Guerre mondiale, la Ford Motor Company est dans une situation critique : les modèles sont vieux, la société perd plusieurs millions de dollars chaque mois. Henry Ford II entreprend alors de réorganiser et de décentraliser la compagnie, pour lui permettre de faire face à une concurrence féroce. Quarante-quatre usines de fabrication, dix-huit usines d'assemblage, trente-deux centres de distribution de pièces détachées et treize centres de recherche/développement sont construits. La Ford Credit Company (service de financement) est créée en 1959, Motorcraft (pièces détachées) en 1961.

C'est en 1963 que Ford ouvre sa première usine africaine, en montant des moteurs à Port Elizabeth. Avec le site d'assemblage de véhicules à Pretoria ouvert en 1968, l'Afrique du Sud demeure le seul pays d'implantation du constructeur sur le continent.

En janvier 1956, Ford Motor Company ouvre son capital au public. Les actionnaires sont à 700 000 $ aujourd'hui. Entre 1950 et 1970, la société va connaître une nouvelle phase mondiale de développement. La fameuse Ford Mustang sort en 1964 sur le marché américain. Sur le plan européen, de nombreuses infrastructures sont mises en place, avec, après la création de Ford France, celle de Ford Europe en 1967.

En 1978, des plaintes sont déposées pour homicide après que trois personnes soient mortes brulées dans des Ford « Pinto ». Divers indices rassemblés par des journalistes indiquent que les dirigeants de la compagnie avaient en toute connaissance de cause choisi de mettre en vente le modèle alors qu'un défaut du réservoir à essence la menaçait d'explosion en cas de collision par l'arrière. Il s'agit de la première affaire de l'histoire judiciaire des États-Unis où une grande entreprise est accusée de meurtre.

Cette même année, des responsables de Ford Motor Company sont présentés devant la justice pour avoir versé un million de dollars à un général indonésien afin d'obtenir un contrat d'une trentaine de millions de dollars.

Histoire récente

En 1979, Ford entre dans le capital du japonais Mazda, en prenant 24,5 %. En , Ford se renforce et porte sa participation à 33,4 % pour 480 millions de dollars. Ford est alors le premier actionnaire de Mazda.
 

Ford GT 2003-2006.

Article détaillé : Ford Premier Automotive Group.

À la fin des années 1980 et au début des années 1990, Ford rachète les marques de luxe Aston Martin (1987), Jaguar (1990) ainsi que Volvo Cars (branche automobile de Volvo) au groupe Volvo AB pour 6,45 milliards de dollars en 1999.

Le , Ford rachète Land Rover au constructeur allemand BMW.

Le , Ford finalise le rachat de Land Rover pour un montant de 2,73 milliards de dollars soit environ trois milliards d'euros.

En , en difficulté financière, Ford cède Aston Martin à un groupe d'investisseurs britanniques pour une somme avoisinant le milliard d'euros. Aston Martin venait pourtant de réaliser un bénéfice d'environ 150 millions d'euros pour la première fois depuis plusieurs années.

Le , Ford cède Jaguar et Land Rover à l'indien Tata Motors.

Puis, en , Ford revend 20,4 % du capital de Mazda pour 53,22 milliards de yens, soit 425 millions d'euros. Ford ne possède plus que 11 % du japonais.

Le , le groupe Ford vend la marque automobile suédoise Volvo au constructeur chinois Geely[18] pour 1,8 milliards de dollars. Cette vente a été signée au siège de Volvo Cars en Suède par le directeur financier de Ford et le président de Geely ce même jour.

Suite à la vente de Volvo Cars, la division Ford Premier Automotive Group disparait.

En , Ford décide d'abandonner la marque américaine Mercury. La production doit être définitivement arrêtée fin 2010.

En , Ford ramène sa participation dans Mazda Motor à 3,5 % et n'est plus le premier actionnaire du constructeur automobile japonais.

En 2006, Ford détient un portefeuille de huit marques : Ford, Aston Martin, Land Rover, Lincoln, Mercury, Jaguar, Volvo et Mazda. En 2010, ce portefeuille est ramené à deux marques, la marque historique Ford et la marque de voitures de luxe Lincoln. Les autres marques ont été soit arrêtées, soit cédées.

Marché mondial

Pays de production de Ford dans le monde.

La Ford Territory, SUV conçu par Ford Australie.


Longtemps second constructeur mondial, derrière la General Motors, Ford est devenu en 2004 le troisième constructeur automobile mondial, dépassé par Toyota. Ford a ensuite été dépassé par le groupe allemand Volkswagen et fût en 2011 classé quatrième et il pourrait se classer cinquième si la fusion FCA/PSA se concrétise . Il emploie environ 350 000 personnes dans le monde.

En janvier 2006, face à des pertes considérables et à l'érosion de ses parts de marché sur le marché américain (de 25 % en 1998 à 18,6 % en 2006), la société annonce un vaste plan de restructuration et la suppression de 30 000 emplois dans la division nord-américaine.

Pendant la crise économique de 2008 et en pertes, Ford revend plusieurs marques afin de dégager des liquidités.

En 2010, Ford affiche un résultat net de 6,56 milliards de dollars, contre 2,72 milliards en 2009 et après avoir cumulé 30 milliards de dollars de pertes entre 2006 et 2008. Le chiffre d'affaires s'établit en 2010 à 120,9 milliards de dollars (environ 90 milliards d'euros), et les volumes de ventes atteignent 5,31 millions de véhicules. Ford est bénéficiaire partout : en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe et en Asie-Pacifique-Afrique.

En octobre 2012, Ford restructure sa division européenne en annonçant la fermeture en 2014 de l'usine de Genk en Belgique, où 4 300 salariés travaillaient encore ; en plus de l'annonce de la fermeture de l'usine de Southampton en Grande-Bretagne, où travaillaient 1 400 personnes.

En 2013, Ford a vu ses ventes progresser de 49 % en Chine avec 935 813 véhicules écoulés.

En mai 2017, Ford annonce la suppression de 1 400 emplois, dans des postes administratifs.

En août 2018, Ford célèbre le 10 millionième exemplaire produit de la Mustang.

En Europe

La branche européenne de Ford est un des six grands constructeurs automobiles européens. Elle collabore avec Peugeot-Citroën, avec qui elle produit en commun ses moteurs Diesel. Basée en Allemagne, Ford Europe possède des usines dans les pays suivants :

  • Allemagne :
Cologne : Ford Fiesta ;
Sarrelouis : Ford Focus, Ford C-Max, Ford Kuga.
  • Belgique :
Genk (site fermé fin 2014, la production est transférée en Espagne) : Ford Mondeo 1-2-3, Ford S-Max, Ford Galaxy.
  • Espagne :
Valence-Almussafes : Ford Focus, Ford C-Max II et Grand C-Max II, Ford Mondeo 4.
  • France
Bordeaux-Blanquefort : fabrication de transmissions automatiques six-vitesses et double embrayages (site fermé en octobre 2019).
  • Pologne
Tychy : Ford Ka II ;
Plonsk (fermé en 2000).
  • Grande-Bretagne :
Bridgend : Moteurs EcoBoost ;
Dagenham : Moteurs Diesel ;
Halewood : Transmissions ;
Southampton : Ford Transit (fermé en 2013).
  • Turquie :
Kocaeli : Ford Transit.
  • Roumanie :
Craiova : Ford B-Max et Ford Ecosport II.

Le 10 janvier 2019, Ford annonce qu'elle va supprimer des emplois et fermer des sites en Europe en raison d'une perte de parts de marché importante sur les vingt dernières années (chute de plus de 11 %).

Production

  • 1925 : sortie du dix millionième véhicule ;
  • 1931 : sortie du vingt millionième véhicule ;
  • 1937 : sortie du vingt-cinq millionième véhicule ;
  • 1959 : sortie du cinquante millionième véhicule ;
  • 1977 : sortie du cent millionième véhicule ;
  • 1979 : sortie du cent cinquante millionième véhicule, c'est une Ford Mustang ;
  • 2003 : sortie du trois cent millionième véhicule, c'est une Ford Mustang ;
  • 2012 : sortie du trois cent cinquante millionième véhicule, c'est une Ford Focus.

Modèles d'automobiles Ford

Listes non-exhaustives

Modèles européens

Anciens
Source wikipedia

Ford Mustang
La Ford Mustang est un modèle d'automobile construit par Ford depuis 1964. Fait unique pour la marque Ford, les Mustang arborent leur propre logotype de calandre (automobile) – un mustang au galop – à la place de celui du constructeur. Elle a atteint les dix millions d'exemplaires vendus dans le monde en août 2018.

Présentation

Le marque un tournant dans l'histoire de l'industrie automobile ; ce jour-là, Ford, second constructeur mondial, présente à la foire mondiale de New York sa Mustang. Ford a en quelque sorte réinventé l'automobile pour les jeunes Américains issus du baby boom et blasés des grosses voitures lourdes et massives. Lee Iacocca, alors directeur général de Ford, avait depuis longtemps la vision d'une petite voiture sportive qui envahirait les rues (comme la Coccinelle de Volkswagen en Europe). Au lieu de faire une énième version d'une voiture déjà existante, Ford met sur roues le concept de pony car. Créée au départ comme un coupé deux places dans la plus pure tradition européenne, Lee Iacocca se rend compte que le succès dépend en grande partie du volume des ventes, ainsi, pour économiser les coûts de développement, les premières versions seront directement basées sur la Ford Falcon familiale. La Mustang est alors dotée en série d'un moteur de 6 cylindres en ligne de 2,8 L ou, en option, d'un V8 de 260 ci (4,2 L) ou d'un 289 ci (4,7 L). Elle est disponible en coupé hardtop ou en cabriolet (la carrosserie fastback apparaît en 1965). Il y a du chrome en abondance, ce qui la rend des plus attrayantes pour les jeunes. De nombreuses options sont disponibles pour agrémenter la voiture, le but étant que chacun ait une Mustang unique. Elle est en concurrence avec la Plymouth Barracuda sortie deux semaines plus tôt mais qui n'aura pas l'immense succès de la Mustang. La version officielle du nom de Mustang viendrait de John Najjar, un des concepteurs de la Mustang prototype I, qui aurait proposé ce nom tiré de l'avion P-51 Mustang dont il était fan. Ceci est une légende comme le précise le livre officiel de Ford sur les Mustang. Le nom Mustang provient du cheval du même nom (d'où le logo).

Famille Mustang

En novembre 2019, Ford déclare vouloir lancer une « famille Mustang » (« Mustang Family » selon le constructeur) de modèles reprenant les traits stylistiques de la Mustang. Le , la marque présente la Mustang Mach-E, dont le nom fait référence à la Mustang Mach 1 de 1969, premier modèle électrique du constructeur et premier modèle à reprendre le nom Mustang pour un SUV. Son prix sera de 50 000 à 70 000 euros.

Ford Mustang I (1964)
À l'image de l'industrie automobile américaine, le « petit » coupé de chez Ford sortit en de nombreuses versions. Les trois principales sont ses formats de carrosseries : 
Coupé : version standard du Pony car
Cabriolet : version à toit en toile du Coupé
Fastback : aussi appelé Sportsroof dès 1969, il s'agit en fait d'un toit prolongé, presque jusqu'au bout du coffre. Cela donne à la Mustang un côté encore plus dynamique.
Ensuite vinrent toutes les séries spéciales, équipées de moteurs plus ou moins puissants et d'ajouts esthétiques telles que les « Boss », les « Shelby » ou encore les « California Special ». 
En France, la Mustang devint la voiture américaine la plus connue du grand public. Le directeur des relations extérieures et des compétitions (depuis 1963) de Ford France, Henry Chemin, fit beaucoup pour la notoriété du modèle, l'engageant au Rallye Monte Carlo (pilotée par Johnny Hallyday) et la faisant apparaître dans de nombreux films, Un homme et une femme de Claude Lelouch bien sûr, mais aussi Le Gendarme de Saint-Tropez de Jean Girault. 
Lors de ce film, c'est un exemplaire de pré-série qui servit au tournage, le premier modèle arrivé en France via le port d'Anvers. Son numéro de série est 100145, ce qui signifie que c'est la 145e voiture sortie d'usine le premier jour du démarrage de la production en chaîne, le 5 mars 1964 à Dearborn. Les films français où elle apparaît sont nombreux et beaucoup de Français, même parmi les non-connaisseurs, connaissent la Mustang. 

1964-1965

La Ford Mustang commença sa carrière le 17 avril 1964 mais cela ne l'empêcha pas de faire une entrée fracassante : 22 000 unités furent écoulées le premier jour de sa sortie. Elle écrasa littéralement les scores de la Plymouth Barracuda que la firme du groupe Chrysler se targuait d'avoir sorti deux semaines plus tôt. Un vrai mythe était né, avec une allure branchée, un prix de seulement 2 368 dollars (soit 19 760 dollars américains de 2020 en prenant en compte l'inflation) dans sa version basique équipée d'un six cylindres en ligne de 2,8 L accouplé à une boîte manuelle trois rapports. Seuls un moteur six-cylindres et deux V8 étaient disponibles. La carrosserie Fastback sort plus tard, à la mi-1964.

Ford innova en ce sens que le modèle 65 démarra officiellement le 17 avril 1964, c'était une première et toutes ces Mustang furent estampillées « modèle 65 », ce sont les collectionneurs qui plus tard nommeront ce premier modèle « 64 1/2 » pour refléter les caractéristiques différentes des voitures produites d'avril au 13 juillet 1964. C'est donc cinq mois après sa sortie que l'année modèle 1965 commença réellement, et la liste des moteurs changea complètement. La différence principale entre les deux est que la dynamo des 1964 1/2 fut remplacée par un alternateur (comme sur toutes les Ford). C'est aussi l'année de sortie de la fameuse Mustang GT, dénommée « GT Equipement Package » chez le vendeur. Elle était commandée la plupart du temps avec le V8 289 ci de 225 ch. On y trouvait des feux antibrouillards sur la face avant, des décalcomanies sur les bas de caisse, des freins à disque à l'avant et un tableau de bord à cinq compteurs ronds délaissant le tableau linéaire emprunté à la Falcon.

  • L6 170 ci de 101 ch (1964 1/2 seulement)
  • L6 200 ci de 120 ch (horsepower)
  • V8 260 ci de 164 ch (1964 1/2 seulement)
  • V8 289 ci, carburateur double-corps, de 200 ch
  • V8 289 ci, carburateur 4 corps, de 210 ch « D-code », remplacée ensuite par « A-code »
  • V8 289 ci, carburateur 4-corps, de 225 ch « A-code »
  • V8 289 ci de 271 ch « K-Code »
  • V8 289 ci de 306 ch (Shelby GT-350)
  • V8 289 ci de 350 ch (GT-350R)
  • V8 289 ci de 380 ch (GT-350R Paxton)
Production
Coupé : 501 965 exemplaires
Cabriolet : 101 945 exemplaires
Fastback : 77 079 exemplaires

1966

 
Ford Mustang Cabriolet de 1965
 
Vue arrière

On observe peu de changements pour ce modèle 1966 ; l'agencement des cadrans du tableau de bord fut modifié pour la séparer encore plus de son côté Ford Falcon. En 1965, la calandre se composait de l'emblème entouré d'un corral avec une barre sur chaque côté, ces barres furent retirées en 1966. La Shelby GT-350 était toujours disponible mais l'ajout d'une boîte automatique l'éloigna quelque peu de son image de voiture de course. De plus, elle était à présent disponible en quatre couleurs dont la mythique noir et or préparée spécialement pour la société de location Hertz.

Anecdote amusante, lorsque Ford décida de vendre sa Mustang en Allemagne, ils découvrirent que le nom était déjà déposé par une société allemande. Celle-ci demanda 10 000 dollars à Ford pour pouvoir utiliser leur nom, ce que la firme américaine refusa. Elle décida alors de retirer tous les emblèmes « Mustang » et de les remplacer par « T-5 ».

  • L6 200 ci de 120 ch
  • V8 289 ci, carburateur double-corps, de 200 ch« C-Code »
  • V8 289 ci, carburateur 4 corps, de 225 ch « A-Code »
  • V8 289 ci de 271 ch « K-Code »
  • V8 289 ci de 306 ch (Shelby GT-350)
  • V8 289 ci de 360 ch (Shelby GT-350R)

Production 1966

  • Coupé : 499 751 exemplaires
  • Cabriolet : 72 119 exemplaires
  • Fastback : 35 698 exemplaires

1967-1968

 
Ford Mustang 1967.
 
Ford Mustang 1965 volant Grant non d'origine.

La « petite » Mustang, par rapport aux normes américaines de l'époque, n'a cessé de changer de formes d'année en année ; elle a pris du volume, tant au niveau carrosserie que moteur. À chaque année correspondent quelques versions rares préparées par Shelby, la GT 500 KR de 1968 notamment.

En 1966 est lancée la principale rivale de la Mustang : la Chevrolet Camaro. Chevrolet annonce que le nom vient d'un mot d'argot français, « camaro », signifiant « camarade » mais Ford rétorque ironiquement que c'est le nom d'un type de crevette (« Camarón » veut dire « crevette » en espagnol). Chevrolet dira alors qu'un Camaro était « un petit animal vicieux mangeur de Mustang ».

Pour le millésime 1967, Ford prépare sa réponse. Ce millésime marquera une rupture avec les précédents. Bien que l'allure générale demeure la même, on note une augmentation de l'agressivité et de la sportivité (calandre plus grande, regard moins doux, taille augmentée...) et ce notamment afin d'installer le V8 390 ci (cubic inches, ou pouces cubes) de 320 chevaux, un de ces big-blocks, pour concurrencer le 396 ci de la Chevrolet. Le 390 offre de bonnes accélérations mais peine à prendre du régime, plus lourd de 100 kilos par rapport au 289 ci, mais il est tout de même une réussite, car vendu moins cher que ce dernier.

Pendant ce temps, Shelby s'aligne et va se constituer une petite gamme, toujours alignée sur les bases Ford : GT 350, GT500 (à partir de 1967) doté du V8 428 ci Police Interceptor de 355 chevaux, puis en 1968 apparaît le 428 Cobra Jet, la GT500 avec ce moteur est appelée GT500 KR pour King of Road (« roi de la route »). Considéré comme un modèle d'anthologie, les millésimes 1967-1968 présentent pourtant une érosion de ventes. La Shelby 1967 vue dans le film 60 secondes chrono est en réalité une Mustang modifiée en Shelby pour les usages du film.

1969-1970

1969 est une année de transition entre deux modèles de carrosseries de la première génération de Mustang mais aussi entre la Mustang « pony car » et la Mustang « muscle car ».

Si les coupés et cabriolets ne subissent que peu de modifications, avec une fausse prise d'air orientée vers l'arrière et une allure plus agressive, c'est le « fastback », désormais nommé « sportsroof » (« toit sport »), qui est le plus modifié.

Plus basse, ligne tendue avec un toit toujours plus fuyant, des prises d'air réduites prenant place devant les ailes au niveau de la ceinture de caisse suivant les finitions. Ce type de carrosserie préfigure celle de la deuxième grosse évolution esthétique des Mustang, et sera utilisée pour les versions Mach 1.

1971-1973

Dernières modifications de cette série, avec une nouvelle calandre, plus agressive. Les feux de route reprennent leur position en extrémité extérieure de calandre, les feux additionnels sont positionnés horizontalement en 1971 et 1972, et les feux arrière prennent une forme trapézoïdale sur un support quasi vertical.

En 1973, les phares additionnels sont en position verticale, le pare-chocs avant se fait plus proéminent.

Le toit du SportsRoof se tend encore plus vers l'horizontale (effet surtout dû à un épaississement de l'arrière de la voiture).

Cinq modèles sont toujours disponibles :

  • D'allure sportive mais sage, le Coupé, fourni de base avec un six cylindres, s'adresse à la famille américaine moyenne.
  • Le Cabriolet, pour ceux qui aiment rouler cheveux au vent.
  • Un air racé, mais fourni de base avec le six cylindres pour la version SportsRoof
  • Version luxueuse du Coupé, la Grande se distingue, entre autres, par son toit vinyle.
  • Et enfin, surnommée The Driving Machine, la Mach1.
Ford Mustang II (1974)

Sa période de production est de 1974 à 1978. La Mustang II n'est en rien comparable avec la première génération à l'exception peut-être des 1964-1966. Elles sont basées sur les plates-formes de la Ford Pinto et de la Capri européenne. En raison du choc pétrolier survenu quelques années avant la sortie de la Mustang II, les modèles furent équipés de moteurs Ford Allemagne. En effet, la mode n'étaient définitivement plus aux grosses cylindrées mais plutôt aux moteurs économiques et efficaces. La conception est aussi complètement différente. Lee Iacocca a souhaité pour cette nouvelle version une voiture dotée d'une très bonne tenue de route, mieux conçue et plus européenne. Elle est donc créée selon une philosophie totalement différente, ce n'est plus le coupé bon marché des débuts ou la Muscle car des années précédentes mais un petit coupé semi-luxueux. Au départ, le succès fut mitigé, Ford vendit seulement 18 000 Mustang II durant le premier mois. Cependant, avec le coup de l'embargo pétrolier Arabe et l'augmentation du prix de l'essence les ventes grimpèrent en flèche.

La Mustang, lorsqu'elle a été conçue, était une petite voiture (pour le marché américain) à l'allure sportive pouvant emporter quatre passagers, c'est ce qui composait son cahier des charges. Ses motorisations n'en faisaient pas la Muscle car que tout le monde a en tête, si l'on fait abstraction du V8 289 HiPo et des Shelbys apparues aux débuts puis des Boss en milieu de la première génération, modèles somme toute assez confidentiels, la Mustang était plutôt destinée au cruising. Là où la Mustang s'est éloignée du concept des origines, ce n'est pas en cette année 1974 mais à partir de 1969 (le mouvement s'est néanmoins amorcé en 1967) avec l'arrivée massive des big blocks et des châssis massifs, faisant passer la Mustang du rang de Pony car au rang de Muscle car. Au niveau gabarit, on n'est plus dans la catégorie compact mais mid-size, où se situent une bonne partie des Muscle cars de la grande époque.

La Mustang II est en fait un juste retour aux sources : une voiture compacte (elle rejoint le gabarit de 1964), à l'allure sportive, et toujours très abordable. Elle reprend aussi nombre d'éléments stylistiques caractéristiques qui ont commencé à disparaître dès 1969, notamment la moulure latérale en C (1969) et les feux extérieurs à la calandre (1970). Elle n'est pas performante, c'est un fait, mais c'est ce qui fait qu'elle rejoint la première Mustang sur un point important : c'est la voiture sortie au bon moment. Elle est adaptée à son époque.
 

Les différentes versions disponibles :

  • Hardtop : modèle de base au format coupé 2+2 tricorps
  • Ghia : carrosserie identique au modèle de base, mais le toit est recouvert sur sa moitié d'un toit vinyle.
  • Hatchback : transformation de la carrosserie à la manière des précédents Fastbacks et Sportsroof, le coffre est prolongé dans la ligne du toit.
  • Mach I : version performance, mais qui consistait en réalité principalement d'ajouts esthétiques.
  • Cobra II :
  • King Cobra : cobra sur laquelle est dessiné un graph peint à la main sur son capot.
1974-1978
1974

Bien que la Mustang II ait été conçue pour accueillir le V8 (certains exemplaires de présérie présentés à la presse en étaient équipés), seuls deux moteurs sont disponibles pour cette année ; un 4 cylindres de 140 ci (2,3 L) et un V6 optionnel de 171 ci (2,8 L). En plein choc pétrolier, Ford US n'a visiblement pas fait le nécessaire pour finaliser l'installation du V8 tout en permettant d'ajouter la climatisation, option indispensable aux États-Unis.

Les acheteurs peuvent opter pour deux versions, le « Hardtop » qui est un coupé 2+2 tricorps ou la « Ghia » avec toit vinyle et autres options « luxe », ainsi que le moteur V6 Mach 1. Ce sera d'ailleurs la seule année où un V8 ne sera pas disponible pour la Mustang sur le marché américain, ce qui vaudra à Ford de nombreuses plaintes des clients.

Au Mexique, par contre, la crise pétrolière et les notions de normes de pollution ne sont pas spécialement au programme d'autant que la Mustang n'est pas destinée au même public qu'aux États-Unis. Ford Mexique, qui assemble les Mustang, décide donc d'offrir au catalogue un V8 entièrement fabriqué sur place, avec une boîte manuelle ou automatique. Ce V8 de 302 ci à carburateur double-corps développe 205 ch « SAE Brut » (ils n'ont pas encore basculé sur les « SAE Net » de 1972), sans catalyseurs. La climatisation, équipement de confort pas spécialement indispensable compte tenu du relief du pays, n'est pas offerte.

1975

Le modèle de 1975 est légèrement différent de celui de 1974, avec un compartiment moteur, un capot et une grille de calandre modifiés pour permettre l'installation du V8 et de la climatisation. Le tunnel de transmission est légèrement élargi pour laisser plus de place à la boîte automatique C4. Le nouveau moteur est un V8 de 302 ci (5 L) à carburateur double-corps de 140 ch livré uniquement avec une boîte automatique. Il se révélera finalement être un excellent V8 pour l'époque. Le bouchon de remplissage du réservoir passe sous la nervure longeant la caisse du fait de l'apparition d'un réservoir additionnel en option. Cette année-là, l'option d'un toit ouvrant, jusqu'alors métallique et coulissant, est étoffée d'une option de toit ouvrant en verre (qui s'entrouvre et est amovible), appelé « Moon roof ».

Les vitres latérales de la finition Ghia sont réduites, mais en fait il s'agit simplement de blocs en mousses déposés sur les vitres du coupé standard et recouverts par le vinyle du toit, les glaces restant les mêmes. Ces vitres réduites sont appelées « Opera Windows ».

1976

Un kit carrosserie pour la version Hatchback est disponible dès cette année-là sous le nom de Cobra II. Celui-ci comprend des doubles lignes allant du capot au coffre, des bandes latérales griffées « Cobra II » sans oublier un béquet en trois parties à l'arrière et une prise d'air factice sur le capot orientée soit avant, soit arrière.

La finition Stallion disponible uniquement cette année-là était purement cosmétique et offert aussi sur les Ford Maverick et Ford Pinto

Source wikipedia

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